Poème en prose

Les souvenirs ne sont pas doux,
Les souvenirs sont cruels.
C'est comme une lame
S'enfonçant en mon sein,
Cherchant d'une main fiévreuse et enhardie,
Le c½ur palpitant dans sa prison de chair.
Mais pourtant, alors qu'ils le frappent sans répit,
J'attise encore la brûlure des coups,
Je ne suis plus une victime patiente,
Je suis le bourreau de ma vie qui s'enfuit.
Mon c½ur se défend, bat doublement,
Mais expire sous les assauts renouvelés.
Et même lorsqu'il rend le dernier soupir,
Je cherche encore à le blesser.
Avoir mal, c'est exister.
Les souvenirs sont cruels,
Car malgré nous, ils rappellent,
Que tout est fait, passé, terminé,
Et qu'il ne reste que ces images floues,
Pour attester de ce qui s'est passé.
Alors j'attise chaque jour le feu,
Je ne veux rien oublier,
Et même si je me mets à pleurer,
Je les grave pour toujours dans l'éternité.
Je me souviens.

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# Posté le mercredi 23 avril 2008 12:30

Le parfum

Une fragrance envoûtante
Vient effleurer mon c½ur blessé
Portant le souvenir intense
d'une brulante nuit d'été

Senteurs grisante du jasmin
et la douce fièvre charnelle
embaumant ce premier matin
où nous avions touchés le ciel

Moment à deux, corps en fusion
où délices lascifs et plaisirs
nous suffisaient pour religion
et nous ne pensions pas au pire

Succedant au bonheur fugace
survint la vile trahison
qui brisant du doigt l'extase
ne laissa que désolation

Ce doux parfum comme une lame
vient raviver de vieux brasiers
qui font encore souffrir mon âme
et qui ne s'éteindront jamais.

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# Posté le mercredi 23 avril 2008 12:30

Poème

Un dernier couché de soleil
Juste pour ce moment d'adieu
Coule en moi le si doux miel
Du souvenir de ces lieux

Lumière mourante se mouvant
Sur les ondes de l'horizon
Une étincelle décroissant
dans les limbes de l'abandon

Car tel le cycle solaire
Nous en arrivons à la fin
Nous étions si heureux naguère
Nous consumant dans le lointain

Notre amour gravé dans la sable
Ne tiendra pas jusqu'à demain
c'est dans le soir que je m'accable
Du sort fatale de nos destins

# Posté le mercredi 23 avril 2008 12:30

Recueil de poèmes écrits en 4eme

Un corbeau sur une branche
Un dernier linge sur un fil
Une goutte accrochée au parapluie
Et la vie qui file, file tout bas

Une feuille se battant contre le vent
Un lapin retrouvant son terrier
Une larme finissant de couler
Et la vie qui file, file tout bas

Le dernier soupir de l'été
Une brume s'échappant du ciel
Un cri mourrant sur mes lèvres
Et la vie qui file, file tout bas et ne s'arrête pas.

Slack, Slack
C'est le bruit du ciseau
Qui mutile tes photos.
Chrik, chrik
C'est l'action du feu
Sur tes poèmes amoureux.
Boum, boum
C'est le son du sac de vêtement
Qui dévale les marches lentement.
Mais as-tu entendu le son de mon c½ur
Quand il y a quelques heures
Tu m'as annoncé
Que tu t'en allés ?

Tu t'es approché de moi
Tu as franchi les barrières
Je me suis accroché à toi
Comme pour reprendre un souffle d'air

Puis un jour tu as quitté
Sans même un au revoir
Toutes les personnes que tu aimais
Tu les as laissés sans savoir

Et quand l'ont t'as retrouvé
Tu avais franchi le pas
Je me suis demandais
Pourquoi je ne savais pas.

Et tout à coup un océan
A déferlé sur moi
L'avenir n'était que néant
Puisqu'il se passait sans toi.

Ma vie n'avait plus de sens
Je me noyai à nouveau
Tout était sans attirance
Noir comme un corbeau

Et si aujourd'hui je t'écris
Cette lettre qui va semblait inutile
Car je serais déjà avec toi
Lorsqu'on la découvrira

C'est pour laisser un peu de moi
Pour que mes proches ne répètent pas
La folie destructrice
Qui m'as pris quand tu es parti.


Un oiseau sur un arbre
Petit être vivant dans ce désert macabre
Ame solitaire à la merci du vent
Qui résiste vaillamment contre le temps
Tout est gris autour de lui
Tout est gris et sans vie
Mais le petit oiseau se bat
Tout est réduit à ce combat.
Dans la vie c'est le même dilemme
On se bat pour ceux qu'on aime
Alors que tout est déjà jouer
Car de ce combat on ne peut pas gagner.

Un papillon vient se poser sur sa joue
Là où il y a un instant une larme coulait
Ce petit être si doux
Semble vouloir le consoler.

Mais il n'y a rien à faire
Et le papillon s'est envolé
Son c½ur est une blessure ouverte
Qui ne pourra jamais soigner.

Il pleure des larmes amères
Sur les moments ratés
Il se rappelle les joies éphémères
Qui l'ont un moment habitées.

De doux regrets germent dans son esprit
Moments où il aurait du voir ou savoir
Celà le laisse même surpris
Qu'il ait put un jour y croire.

Pourtant cela lui avait semblé si prés
Cela lui avait semblé si réel
Qu'il s'était mis à aimer
Que son c½ur avait pris des ailes.

Mais comme un doux rêve
Cela s'était enfui
Comme une bulle perçée
Tout avait disparu

A part la tristesse
qu'il ressent maintenant
Comme si tout cela
Avait pu un jour exister.


Tu vas toutes les nuits
Sans rien dire à personne
Sans même faire un bruit
Dans le vent de l'automne

Tu marches,
Pieds nus sur l'herbe froide
Tu y sembles insensible
Dirigé sur ta cible

Puis tu t'asois
Au pied d'un vieux chène
Tout seul dans le noir
Tu laisses aller ta peine

Alors le chêne se met à murmurer au creux de ton oreille
Une curieuse mélopée
Qui semble te calmer.

Alors tu te redresses
Et rentres chez toi
Il faut que tu te presses
Là bas on compte sur toi

Ton père est mort
Il y a bientôt un an
Quel triste sort
Pour un pauvre enfant
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# Posté le mercredi 23 avril 2008 12:29

Souvenir (poème écrit au lycée)

Souvenir

Un couloir sans issue
Une porte sur rien
Un avenir sans vue
Pas d'espoir pour demain

Un rire cristallin
Trois gouttes sur mon visage
Comme une rivière sans fin
Dessinant toute ma rage

Une fuite éperdue
Des pas dans l'escalier
Un ricanement suraigu
Scandant le son de tes pieds

Du sang sur un mur
Des pleurs à jamais
La fin d'une ligne pure
Pas de son pour crier

La violence d'un homme
Le silence des gens
Un souvenir que rien ne gomme :
Une mère baignant dans son sang

# Posté le mercredi 23 avril 2008 12:29