Signature Moonlight

Signature Moonlight
[ Ajouter un commentaire ] [ Aucun commentaire ]

# Posté le jeudi 01 mai 2008 11:13

Avatar Angel Walter

Avatar Angel Walter

# Posté le mercredi 30 avril 2008 12:55

Signature Angel Walter

Signature Angel Walter
Le lien pour la bann avec l'image animée:

[ Ajouter un commentaire ] [ Aucun commentaire ]

# Posté le mercredi 30 avril 2008 12:54

Bannière Moonlight: Happy Morning

Bannière Moonlight: Happy Morning

# Posté le mercredi 30 avril 2008 12:53

Bac de Français 2005 (je crois)

Voici ce que j'ai rendu.

Sujet d'invention : Imaginez un personnage désenchanté, comme le sont ceux des extraits du corpus, en raison d'une désillusion d'ordre sentimental, professionnel, ou existentiel, à votre choix, et rédigez un monologue.

( Dans une impasse de rue déserte. On peut apercevoir au fond de hauts immeubles. Il fait nuit, la pleine lune éclaire l'endroit.)

[Entre une jeune fille. Elle est échevelée, ses cheveux sont emmêlés, sa robe est déchirée. Elle s'assoit sur le bord de la scène, ses jambes pendent dans le vide, son regard tourné vers la lune.]

(Un temps)

La jeune fille :
« Toi, astre lunaire, qui illumine mes nuits, gardiens implacables des honnêtes gens endormis, toi qui fut la garante de mes plus profonds secrets, toi qui de ton sourire triste semblait toujours me comprendre et me réconforter, je te vois aujourd'hui impuissante à m'aider. J'ai parcourut les ruelles, laissant derrière moi, ma famille, mes amis, tout ce monde si chère à mon c½ur et me voici ici, seule dans cette ruelle lugubre avec pour unique compagnie ma tête et ses soucis. Que ton sourire est moqueur...M'aurais-tu donc trompée ? Je croyais pouvoir te faire confiance mais tu es semblable à eux, je ne veux plus te voir.

(Elle ferme les yeux, puis, au bout d'un moment les réouvre.)
_Le froid et la solitude me glacent. Ma vie n'a pas de but, aucune vie humaine n'en a. Nous passons, nous mourrons, les gens oublient, tout est fini. A quoi bon se lever chaque jour ? A quoi bon manger pour entretenir ce corps lourd et sans grâce ? Le temps effacera tout, il ne restera que poussière.

(elle se lève et marche doucement)

_Qu'ai-je accompli de bien jusqu'ici ? Pour quelle action, quelle mission ai-je eu l'honneur de naître ? La vie n'aurait-elle aucune raison ? N'y aurait-il ni destin, ni bien, juste du temps qui passe, ne laissant derrière sa vague destructrice que les choses immuables. Aucun espoir d'amélioration, à quoi bon faire le bien alors ? Mieux vaut profiter ce cette vie fugace, la vivre pour soit, en égoïste, ne pas faire attention aux autres, prendre du plaisir et passer à autre chose.

(Elle s'arrête face au public, songeuse. Soudain une grande tristesse se peint sur ses traits.)

_Et après la mort ? Qu'y t'il de l'autre côté ? Le paradis ? La résurrection ? Le cycle inachevé de nouvelles vies. Ah tout cela semble trop beau pour être vrai. Et s'il n'y avait rien. Oui, rien, le néant, la nuit totale. Les gens meurent et disparaissent, il n'y a pas d'âme, pas de conscience, pas d'illumination apportant la connaissance absolue à tous les mystères, non, juste les ténèbres. Et la somme de connaissances acquises dans sa vie, toutes les choses vues, entendues, senties, cela suit le même chemin et sombre dans l'oubli. Personne ne saura jamais ce qui était réellement, ce qui s'est vraiment passé, ce ne seront à jamais que des hypothèses. Ah quelle révélation, ne plus se voiler la face, accepter cette vérité terrible, la laisser m'envahir. Je sens déjà le goût de la pourriture qui me monte aux lèvres, mon nez est empli de l'immonde odeur de corps en décomposition et j'ouvre grand ma bouche, mon nez, mes oreilles à cette vérité immonde : Rien, ce monde n'est rien.
Fourmis minuscules d'une grande fourmilière, pièce d'un puzzle géant et infini, nous ne représentons rien.
Alors, à quoi bon vivre puisque cela n'aura aucun but ? A quoi bon poser des questions qui ne trouveront jamais de réponses ?
A quoi bon ?

(Elle s'arrête un instant, dos au public, contemplant les immeubles en arrière plan.)

_Nous avons voulu que ce monde garde notre trace, que le souvenir reste, aussi tangible et éternel que la nature. Nous avons bâtit, contrôlé, dominé, nous nous sommes élevés avec fierté, le bras rageur vers ce ciel inaccessible. Les tours ont poussé comme des champignons, le béton à recouvert les prairies, les routes ont quadrillé ses nouvelles étendues planes mais tout cela n'avait qu'un seul but : La mémoire.
Pourtant, tout disparaîtra, les tours s'écrouleront, l'herbe envahira le béton, la nature reprendra ses droits et l'homme retournera de là d'où il vient : Le néant. Nous nous sommes crus les plus forts, nous nous sommes crus différents, pourtant nous nous éteindrons et l'on nous oubliera. Ah quelle ironie du sort, cela en serait presque risible.

(la jeune fille semble prise d'un fou rire nerveux, elle se met à chantonner tout bas et revient dans sa position de départ, assise sur le bord, les jambes dans le vide, le regard tourné vers la lune)

_Tu le savais, hein, dis-moi ? Tu ne m'as jamais rien dit. Tu nous as vu passer toi, depuis le commencement jusqu'à aujourd'hui, tu as vu les océans et la terre se séparer, tu as vu la naissance de la vie, puis sont venus les dinosaures, suivis des hommes préhistoriques. Ton ½il moqueur a observé malicieusement les pyramides s'élever pour ensuite retourner au sable et à la poussière.
Aujourd'hui, tu es encore là, tu l'as toujours su et tu ne m'as rien dit. Naïve et innocente, pleine de rêve et d'illusion, tu m'as laissé croire à cette utopie, cela t'a peut être même amusée ?
Je n'étais qu'un jouet entre tes doigts cruels, qu'une poupée sans force que tu te plaisais à berner.
Ah quelle horreur me saisit aujourd'hui, la vérité est parfois difficile à entendre mais elle est préférable à l'ignorance. Je sais à présent ce qu'il en est alors je dois agir, redéfinir ma vie en fonction de ce que j'ai compris. Vivre pour rien, sas but. Vivre sans espoir de réponse. Vivre et mourir. Mourir et être oublié. L'oubli mène au néant. Mon univers se décompose, avalé par ce trou sans fond, les ténèbres éteignent ta lueur, ô traîtresse lunaire, leurs longs bras décharnés se tendent vers toi, leurs griffes déchirent ton sourire supérieur, puis elles se tournent vers les immeubles et les avalent eux-aussi.

(La lumière s'éteint peu à peu, baignant le décor dans la pénombre. Il ne reste plus que la poursuite, centrée sur le personnage.)

_Il ne reste plus que moi, solitaire, au centre d'une plaine aride privée de toute vie. Les ténèbres sont là, j'entends un rire grinçant tout bas, leurs bouches tordues m'appellent et m'implorent. Je sens leurs corps décharnés se frotter au mien, mon sang se glace dans mes veines, je vais mourir.

(un temps)

_Ce n'est pas grave alors. Je ne saurais même pas que je serais morte. S'éteindre comme une bougie qu'on souffle. Peut –être que le but de ma vie était là : comprendre, comprendre puis mourir. Je n'ai plus peur, je n'aurais plus jamais peur.

(La jeune fille tombe en arrière. La poursuite s'éteint. Noir.)

# Posté le mercredi 23 avril 2008 12:37